La Taverne de Zhao : notre initiation aux saveurs du nord chinois

découvrez la taverne de zhao et plongez dans une expérience culinaire authentique avec notre initiation aux saveurs riches et traditionnelles du nord de la chine.

La Taverne de Zhao à Paris : saveurs du nord chinois et repères pratiques

Sur le canal Saint-Martin, à 49 rue des Vinaigriers (Paris 10e), et rive gauche à 82 rue Mazarine (Paris 6e) ainsi qu’à 11 rue Delambre (Paris 14e), La Taverne de Zhao sert une cuisine du nord de la Chine centrée sur la région du Shaanxi. L’adresse plaît aux curieux, aux mangeurs pressés et aux amateurs de pâtes faites main. L’esprit est simple, bon vivant, avec des portions franches, des condiments sur la table et une addition douce pour le quartier.

Là-bas, le trio gagnant se résume à trois textures: les nouilles BiangBiang larges et soyeuses, les Liang pi servies froides, et le pain MO (rou jia mo), sorte de petit pain croustillant garni. À côté, une série d’entrées fraîches fait monter l’appétit: salade d’algues, champignons noirs, bœuf au piment, ou ce Platycodon mêlant poulet émincé et crème de sésame. Les raviolis ont leurs adeptes, dorés sur plaque ou cuits à la vapeur, et les Xiao Long Bao dévoilent un jus parfumé sous une peau fine.

Pour un public parisien, l’intérêt est double. D’abord, la cuisine de Xi’an change des plats cantonais habituels. Ensuite, le rapport prix-plaisir reste solide, même en 2026. Sur l’addition, comptez un bol de pâtes garni en plat principal, une entrée partagée, et peut-être un dessert à base de sésame noir ou d’osmanthus. La carte propose aussi des pots en terre fumants aux vermicelles de riz, nouilles de patate douce ou udon chinois. Les soirs d’hiver, c’est un aimant.

La maison défend une signature: l’huile pimentée de ZHAO. Elle se dose selon l’envie, du classique à l’extra hot. Cette huile joue le rôle de condiment chef d’orchestre, comme peut le faire une bonne huile d’olive sur une pizza napolitaine. Une goutte change l’équilibre. Deux gouttes transforment un plat. Les amateurs de pâte lèvent souvent un sourcil intéressé: BiangBiang et MO rappellent la main du boulanger-pizzaiolo, avec travail du gluten, coupe franche, cuisson précise.

Le service va à l’essentiel. Le week-end, l’attente peut s’étirer, surtout côté canal. Mieux vaut viser les heures creuses ou la rive gauche pour une ambiance plus posée. Les tables tournent vite. Le lieu plaît aux groupes d’amis, mais une table de deux trouve sa place, notamment pour un déjeuner court avec un grand bol fumant.

Pour guider la commande, deux habitués, Camille et Yan, conseillent de prendre une entrée végétale croquante, de doser l’huile pimentée à part, puis d’alterner une pâte froide et une pâte chaude si vous êtes deux. Ils terminent parfois par un dessert à la mangue et riz noir, très parfumé, qui calme la chaleur du piment.

  • 🌶️ Astuce piment : demandez l’huile à part pour ajuster la force.
  • 🍜 Équilibre : une entrée végétale + une pâte garnie = repas complet.
  • 🥟 Partage : 6 raviolis dorés pour deux convives, parfait en mise en bouche.
  • 🧊 Fraîcheur : Liang pi si vous aimez les textures froides et la crème de sésame.
  • 🥤 Boisson : thé oolong pêche blanche si vous craignez le piquant.

Dernier conseil utile: si une assiette reste trop généreuse, demandez à l’emballer. Cela limite le gaspillage et fait un excellent déjeuner du lendemain, surtout avec un trait d’huile pimentée. Ainsi, chaque visite devient une mini-escapade au nord chinois, sans chichi et avec beaucoup de personnalité.

Liang pi, BiangBiang et MO : les pâtes du Shaanxi chez La Taverne de Zhao

La réputation de La Taverne de Zhao repose sur des pâtes façonnées à la main. Les BiangBiang se présentent comme deux larges rubans de près de deux mètres, souples et élastiques. Le geste évoque une pâte de pizza étirée puis rassemblée, avec cette même recherche d’élasticité. La cuisson garde du ressort, ce qui capte sauces et aromates sans alourdir.

Choisir ses pâtes en 2 étapes claires

Étape 1 : la base. Deux options dominent. Les pâtes BiangBiang larges, ou les pâtes aux épinards, fines et teintées de vert grâce à des épinards frais mêlés à la farine française. Les fans de textures larges iront vers BiangBiang; ceux qui aiment un fil plus fin préféreront les épinards.

Étape 2 : la garniture. Plusieurs profils coexistent. La Tomate & Œuf séduit par sa douceur, avec un œuf brouillé moelleux qui nappe la pâte. Le Porc mijoté apporte des parfums classiques, légèrement sucrés-salés. Le Bœuf braisé donne du corps et une note plus profonde. Des versions duo existent, Tomate + Porc ou Tomate + Bœuf, idéales pour hésitants. Le tout s’assaisonne de ciboulette, coriandre, sauce soja, vinaigre noir et huile pimentée maison.

À côté, les Liang pi ajoutent une autre voie: pâtes de blé cuites à la vapeur puis servies froides. La version Classique mêle concombre, pousses de soja, seitan et crème de sésame, relevée de quelques grains de piment. La déclinaison XO ajoute un émincé de poulet et une sauce plus corsée. L’été, c’est la commande qui rassasie sans alourdir.

Si vous aimez le croustillant, le MO (rou jia mo) répond présent. Le MO N°1 se garnit de porc mijoté, juteux et parfumé. Le MO JI met à l’honneur un poulet mariné, avec un chou croquant et une sauce douce-salée. En version Végé, un œuf au plat et du tofu frit rejoignent une sauce braisée, relevée d’une pointe de romarin. Le pain se tient, doré et chaud, prêt à être croqué comme un sandwich de rue.

Les amoureux de pâte repèrent une parenté avec la pizza napolitaine: même soin pour la farine, même quête d’une cuisson précise qui garde souplesse et légèreté. Le contraste chaud-froid, gras-acide, épicé-doux structure l’assiette comme un bon duo pâte-tomate.

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Pour compléter, essayez les pâtes d’épinards en version froide avec poulet émincé et crème de sésame. C’est une passerelle idéale vers les Liang pi pour ceux qui découvrent ces textures. Un filet d’huile pimentée contrôle l’intensité. Le vinaigre noir réveille la pâte comme un bon trait de balsamique vieilli sur une pâte blanche.

Côté boissons, le thé oolong pêche blanche atténue le piment sans écraser les herbes fraîches. Une Tsingtao en petite pression marche bien sur le MO porc. Pour une table plus longue, un Riesling d’Alsace se marie aux notes sésame et aux viandes mijotées, grâce à son acidité nette.

Au final, retenez une règle simple: une base claire, une garniture lisible, et une huile pimentée à part. C’est la liberté de dosage qui rend l’expérience aussi vivante.

Entrées froides, raviolis et xiao long bao : textures et sauces qui réveillent

Avant les grands bols de pâtes, la maison excelle dans les assiettes à partager. Le Platycodon, best-seller depuis 2011, assemble pousses croquantes, poulet effiloché et herbes fines, liés par une crème de sésame blanc, relevée d’un trait d’huile pimentée. La bouche reste fraîche et nette, ce qui ouvre bien l’appétit.

La Forêt Noire, salade de champignons noirs, joue la légèreté: oignons rouges, radis, coriandre, un soupçon d’aneth, une sauce aux champignons et un filet d’huile de sésame. Cette assiette plaira aux amateurs de textures croquantes et légèrement gélatineuses, sans surcharge. Pour un cran au-dessus, la salade d’algues verse dans l’épicé, avec une sauce maison qui équilibre herbacé et salin.

Les viandards lorgneront vers le bœuf au piment: tranches tendres, assaisonnement franc, poireaux en julienne et herbes. Le gras de la viande dialogue avec la pointe acide du vinaigre et la chaleur du piment. Servez-vous d’abord, ajustez la dose d’huile ensuite. Ce pas-à-pas évite de dominer l’assiette dès la première bouchée.

Pour la friture, le poulet de Zhao charme à coups de contraste: extérieur croustillant, cœur juteux, touche de mayonnaise maison et radis roses qui claquent. Une assiette à picorer, efficace avec une bière froide. Les tables d’amis y trouvent un rythme convivial: croquer, discuter, replonger la baguette.

Les raviolis apportent une autre grammaire. Les raviolis dorés (x6) combinent une farce au poulet et une cuisson sur plaque qui fait naître une jupe croustillante. Les germes de petits pois, le sésame blanc et un trait de vinaigre balancent le gras. Les raviolis vapeur jouent sur la finesse: bouillon clair, peau moelleuse, farce délicate. En végétarien, la version dorée au chou, carotte, champignon noir, soja, petits pois tient la route, bien texturée.

Les Xiao Long Bao arrivent par quatre. Ils cachent un bouillon parfumé, une farce de porc juteuse, et une note marine inattendue grâce à de petits œufs de truite. Déposez un ravioli dans la cuillère, percez la peau, buvez le jus, puis croquez. Une seconde de patience évite les brûlures de palais et préserve les arômes.

Pour limiter le gaspillage, deux idées simples. D’abord, commandez une entrée végétale + un panier de raviolis pour deux, avant de décider du reste. Ensuite, gardez les sauces à part: l’huile pimentée et le vinaigre noir se dosent selon l’appétit. Un reste de raviolis dorés se réchauffe très bien à la poêle le lendemain, avec une goutte d’eau pour regonfler la farce.

Question rythme du repas, alternez une bouchée grasse et une bouchée acide. La maison a pensé cet équilibre avec soin: sésame et piment d’un côté, herbes fraîches et vinaigre de l’autre. Comme sur une pizza équilibrée, c’est la tension qui crée le plaisir.

En résumé d’étape, pensez textures avant tout: croquant, juteux, moelleux. C’est ce triptyque qui prépare le terrain aux pâtes et au MO.

Bouillons en pot, riz et desserts : comfort food du nord chinois à Paris

Quand Paris frissonne, les pots en terre sortent gagnants. Le bouillon du chef, riche mais clair, accueille poulet mariné, champignons chinois, tofu aux cinq parfums, légume de Shanghai, algues, nouilles de tofu et coriandre. Trois voies de nouilles orientent la cuillère: vermicelles de riz, nouilles de patate douce ou udon chinois. Une touche d’huile de poivre relève la fin de bouche sans saturer.

Pour les déjeuners rapides, la carte des riz coche toutes les cases. Le riz au porc mijoté a ses fidèles, avec chou mariné, radis blanc, papaye marinée et une pointe d’huile épicée. Le riz au poulet mariné garde la même construction, tendre et parfumée. Plus iodé, le riz au calamar sauté se nappe d’une sauce soja légère et d’une sauce barbecue maison. Pour un plat doux et familier, le riz aux œufs brouillés à la tomate reste une valeur sûre, très apprécié des enfants.

Le dessert prolonge l’histoire plutôt que de la couper. La mangue fraîche au riz noir et lait de coco réconcilie amateurs de fruits et fans de crèmes. La glace au sésame noir joue la rondeur grillée, parfois twistée par une huile pimentée classique déposée en filet, idée espiègle et réussie. Les amoureux de thé penchent vers le flan au thé vert avec haricot rouge et fleurs d’osmanthus; d’autres vers la glace au matcha et sablé d’œuf, qui appelle une gorgée de thé chaud.

Repères utiles pour choisir selon la saison et l’appétit

Plat 🍽️ Force 🌶️ Budget 💶 Saison 🍂 Conseil pizza-lover 🍕
Pot en terre + vermicelles Moyenne Modéré Hiver Chercher l’équilibre bouillon/gras comme une marinara légère
Riz porc mijoté Douce à moyenne Modéré Toute l’année Comparer la sucrosité au profil d’une sauce tomate longue cuisson
Riz calamar sauté Douce Modéré Printemps/Été Accorder avec une base blanche huile d’olive/citron
Glace sésame noir Douce Accessible Toute l’année Finir comme un affogato asiatique, café en option
Flan thé vert Douce Accessible Été Comparer l’amertume au contraste basilic/citron sur pizza

Pour une table familiale, deux pistes fonctionnent à chaque fois: un pot en terre au centre avec des bols individuels, et un riz doux pour apaiser les palais sensibles. Gardez l’huile pimentée de côté, chacun dose selon son envie. Cette manière de faire réduit le gaspillage et maintient la conversation au cœur du repas.

Si vous aimez finir par une note parfumée, misez sur un thé noir à l’osmanthus qui tient la main aux desserts sans lourdeur. La petite amertume du thé vert Long Jing convient mieux aux desserts crémeux, alors que l’oolong préfère les fruits.

Le message principal tient en peu de mots: chaleur, clarté, équilibre. Avec ces trois repères, la fin de repas reste fluide et mémorable.

Boissons, huile pimentée de Zhao et idées pour la maison

La Taverne de Zhao soigne l’accord mets-boissons sans snobisme. Les amateurs de thé disposent d’une carte nette: Pu-erh au citron vert séché venu du Yunnan, Oolong Tie Guan Yin du Fujian, Long Jing de Hangzhou, ou thé au jasmin à la fleur fine. Les boissons maison changent le tempo: sirop de prune acidulée, thé glacé au pamplemousse et miel, ou citron à l’osmanthus bien rafraîchissant.

La Taverne De ZHAO_ Canal saint martin

Pour les repas du soir, une Tsingtao IPA 6.2° réveille les BiangBiang au bœuf, alors qu’une Côtes-du-Rhône Vieilles Vignes arrondit le MO porc. Les amateurs de vins vivants piochent dans la sélection de vins naturels selon arrivage. Un Sancerre nerveux marche bien avec les entrées végétales; un Riesling sec tient la crème de sésame sans plier.

Huile pimentée de ZHAO : à table et à la maison

La star cachée, c’est l’huile pimentée de ZHAO, vendue en pots de 180 ml, en version Classique ou Extra Hot. Elle structure le goût comme le ferait une huile d’olive sur focaccia. À Paris, nombreux sont ceux qui l’utilisent aussi bien sur des nouilles que sur… une pizza blanche, des œufs au plat, ou une salade de concombre. Un filet suffit.

Idées simples à reproduire chez vous, sans gaspiller ce qui reste au frigo:

  • 🍕 Pizza napo x Zhao : base blanche ricotta-citron, roquette, filet d’huile pimentée.
  • 🥚 Œufs du dimanche : œufs au plat, oignons nouveaux, sésame, gouttes d’huile.
  • 🥒 Concombre pressé : sel, vinaigre noir, ail, une pluie de coriandre et huile.
  • 🍗 Restes de poulet rôti : lanières, riz blanc, huile, herbes; déjeuner express.
  • 🍜 Nouilles éclair : pâtes blanches, sauce soja, vinaigre, huile, cacahuètes concassées.

Mini-recette “bol du soir” pour deux: faites cuire 300 g de pâtes longues. Dans un saladier, mélangez 2 c. s. de sauce soja, 1 c. s. de vinaigre noir, 1 c. s. de crème de sésame, 1 gousse d’ail râpée. Égouttez les pâtes, ajoutez 1 à 2 c. s. d’huile pimentée ZHAO, ciseler coriandre et ciboulette, mélangez vivement. Ajoutez concombre émincé, et, si disponible, restes de poulet. Servez aussitôt.

Question stockage, gardez l’huile à l’abri de la lumière, et fermez bien le couvercle. Réutilisez le bocal pour vos pickles de radis: un geste malin contre le gaspillage. Quant à l’ambiance de la maison Zhao, elle dépasse la cuisine: l’équipe s’implique, prend la parole quand il le faut, et rassemble autour d’une table ouverte, inclusive, attentive aux voisins et aux clients fidèles.

Pour clore cette initiation, une dernière piste vidéo qui donnera envie de nouer un tablier ou de réserver une table.

5 years with la taverne de zhao

Que vous veniez pour les thés, pour une bouteille en terrasse ou pour un pot en terre fumant, l’adresse garde un fil directeur: du goût franc, des textures nettes, une chaleur simple. Ce trio fait durer le plaisir bien après la dernière bouchée.

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